Le passeport de prévention se déploie progressivement en 2026. Cet outil numérique permet de recenser les formations, attestations, certificats et diplômes obtenus par les travailleurs en matière de santé et sécurité au travail. Pour les employeurs, il ne s’agit pas seulement d’une nouvelle formalité administrative. Le passeport de prévention s’inscrit dans une logique plus large de prévention des risques professionnels, de traçabilité des formations et de sécurisation des obligations de l’entreprise. Depuis le 16 mars 2026, les employeurs peuvent accéder à leur espace dédié afin de déclarer les formations en santé et sécurité au travail qu’ils ont délivrées en interne. Ils peuvent également vérifier les informations déclarées par les organismes de formation. Pour l’entreprise, l’enjeu est donc clair : anticiper les déclarations, fiabiliser les données et intégrer le passeport de prévention dans une véritable politique de santé et sécurité au travail.
Le passeport de prévention est un espace numérique destiné à centraliser les formations suivies par les travailleurs en matière de santé et sécurité au travail. Il permet de retrouver les attestations, certificats et diplômes obtenus dans ce domaine. L’objectif est de faciliter le suivi des compétences acquises, d’éviter les pertes d’information et de mieux identifier les formations déjà réalisées par un salarié. Pour l’employeur, cet outil peut devenir un support utile pour vérifier que les salariés sont bien à jour de leurs formations obligatoires ou nécessaires à l’exercice de certaines missions.
Le passeport de prévention s’inscrit dans la continuité de la loi du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail. Il répond à un objectif simple : améliorer la traçabilité des formations et renforcer la culture de prévention dans les entreprises. La prévention ne se limite pas à réagir après un accident du travail ou une maladie professionnelle. Elle suppose d’anticiper les risques, d’informer les salariés et de leur fournir les formations adaptées à leurs fonctions. Le passeport de prévention participe donc à cette logique, en donnant plus de visibilité aux actions de formation réalisées.
Qui est concerné par le passeport de prévention ?Le passeport de prévention est attaché au travailleur. Il doit lui permettre de consulter les formations qu’il a suivies en matière de santé et sécurité au travail. L’ouverture de l’espace destiné aux titulaires est prévue le 16 novembre 2026. Les travailleurs pourront alors accéder à leur passeport et consulter les informations déclarées. Cette dimension individuelle est importante, car elle permet au salarié de conserver une trace de ses formations tout au long de son parcours professionnel.
Les employeurs sont concernés lorsqu’ils organisent des formations en interne dans le champ de la santé et de la sécurité au travail. Depuis l’ouverture de leur espace déclaratif, ils peuvent déclarer les formations éligibles dispensées à leurs salariés. Ils peuvent aussi vérifier les formations déclarées par les organismes de formation pour leur compte. Cette possibilité suppose une organisation interne fiable : identification des formations concernées, collecte des justificatifs, saisie des données et suivi des échéances.
Les organismes de formation sont également concernés par le dispositif. Ils déclarent les formations qu’ils dispensent lorsqu’elles entrent dans le champ du passeport de prévention. Cette double déclaration, par les organismes de formation et par les employeurs, doit permettre de mieux compléter le passeport du travailleur et de limiter les oublis.
L’année 2026 marque une étape importante du déploiement du passeport de prévention. Depuis le 16 mars 2026, les employeurs peuvent accéder à leur espace personnel pour déclarer les formations en santé et sécurité au travail qu’ils ont délivrées en interne. Cette ouverture transforme progressivement le passeport de prévention en outil opérationnel pour les entreprises. L’employeur doit donc identifier les formations concernées et organiser leur déclaration dans les délais prévus.
Depuis juillet 2026, la déclaration en masse par fichier permet aux entreprises de déposer plusieurs informations en une seule fois. Cette fonctionnalité est particulièrement utile pour les structures qui gèrent un volume important de salariés ou de formations. Elle suppose toutefois que les données soient préparées correctement en amont. Une erreur dans les informations transmises peut entraîner des corrections et compliquer le suivi. Les entreprises ont donc intérêt à centraliser leurs informations avant de procéder aux déclarations.
L’ouverture de l’espace travailleurs est prévue pour novembre 2026. Les salariés pourront alors consulter les informations figurant dans leur passeport de prévention.
Cette étape renforce l’importance de la fiabilité des données. Les informations déclarées pourront être consultées par les titulaires, ce qui peut susciter des questions si certaines formations sont absentes ou mal renseignées.
L’employeur doit donc anticiper cette ouverture afin d’éviter les incompréhensions.
Le passeport de prévention vise les formations en santé et sécurité au travail qui permettent au salarié d’acquérir des compétences en matière de prévention des risques professionnels. Toutes les actions menées en entreprise ne sont donc pas automatiquement déclarables. Il convient de distinguer les formations relevant du passeport de prévention des simples actions d’information, de sensibilisation ou de communication interne. Cette distinction est essentielle pour éviter une déclaration trop large ou, à l’inverse, l’oubli de formations importantes.
Les formations externes sont généralement déclarées par les organismes de formation lorsqu’elles entrent dans le champ du dispositif. Les formations internes, elles, peuvent être déclarées par l’employeur lorsqu’elles sont éligibles. Il peut s’agir de formations obligatoires en santé et sécurité, de formations liées à des habilitations ou de formations nécessaires à certains postes exposés à des risques particuliers. L’employeur doit donc faire un travail d’identification pour savoir quelles actions doivent être suivies dans le passeport.
Des simulateurs officiels existent pour aider les entreprises à déterminer si une formation doit être déclarée et dans quel délai. Cette vérification est particulièrement utile pour les PME, qui ne disposent pas toujours d’un service RH structuré ou d’un référent dédié à la prévention. Avant de déclarer, l’entreprise doit donc s’assurer que la formation entre bien dans le champ du passeport de prévention.
Pourquoi le passeport de prévention est-il important pour l’employeur ?La traçabilité des formations est un enjeu central en matière de prévention des risques professionnels. En cas d’accident, de contrôle ou de litige, l’employeur doit pouvoir démontrer les actions mises en place pour protéger les salariés. Le passeport de prévention peut contribuer à cette démonstration, en centralisant une partie des formations suivies. Il ne remplace pas tous les documents internes de l’entreprise, mais il facilite le suivi des compétences et des justificatifs en santé et sécurité au travail.
L’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés. Cette obligation de sécurité de l’employeur implique notamment des actions de prévention, d’information et de formation. Le passeport de prévention peut donc devenir un outil utile pour structurer cette démarche. Il permet de mieux suivre les formations réalisées et d’anticiper les besoins futurs. Pour autant, il ne suffit pas à lui seul à démontrer que l’employeur a respecté toutes ses obligations. Il doit s’inscrire dans une politique globale de prévention.
Une formation non réalisée, mal documentée ou insuffisamment adaptée peut devenir un point sensible en cas de litige. Si un salarié conteste ses conditions de travail, invoque un manque de formation ou subit un accident lié à un risque professionnel, la question de la prévention peut être examinée avec attention. Une mauvaise gestion des formations en santé et sécurité peut ainsi faire partie des risques juridiques pour les entreprises.
Pour intégrer efficacement le passeport de prévention, l’employeur doit éviter une gestion au dernier moment. Une organisation progressive permet de fiabiliser les informations et de limiter les oublis.
Ces démarches permettent de fiabiliser les informations transmises et d’éviter les oublis dans le suivi des formations. L’entreprise a également intérêt à conserver ses propres justificatifs, même lorsque certaines informations figurent dans le passeport de prévention.
Le passeport de prévention ne doit pas être traité comme une simple déclaration administrative. Il s’inscrit dans une logique de prévention des risques professionnels. Une entreprise qui se contente de déclarer quelques formations sans réfléchir à ses besoins réels de prévention risque de passer à côté de l’objectif du dispositif. L’enjeu est d’utiliser cet outil pour mieux structurer le suivi des compétences en santé et sécurité au travail.
De nombreuses entreprises organisent des formations ou actions internes liées à la sécurité sans toujours les tracer correctement. Or, la preuve de la formation peut être importante en cas d’accident du travail, de contrôle ou de contestation. L’employeur doit donc identifier les formations internes éligibles et conserver les éléments permettant de les justifier. Cette vigilance est particulièrement importante lorsque les salariés occupent des postes exposés à des risques particuliers.
Toutes les actions internes ne relèvent pas forcément du passeport de prévention. Une note de service, un affichage ou une information générale ne constituent pas nécessairement une formation déclarable. L’employeur doit donc distinguer les actions de communication interne des véritables formations en santé et sécurité au travail. Cette distinction évite les déclarations inutiles et permet de concentrer le suivi sur les formations réellement concernées.
Le passeport de prévention accompagne la relation de travail, notamment lorsque le salarié occupe un poste exposé à certains risques ou nécessitant des habilitations particulières. Il peut donc avoir un lien direct avec l’exécution du contrat de travail. L’employeur doit s’assurer que le salarié dispose des formations nécessaires pour exercer ses missions en sécurité. Cette vigilance est essentielle lorsque le poste évolue ou lorsque le salarié est amené à utiliser de nouveaux équipements.
En cas de mobilité interne, de changement de fonctions ou d’exposition à de nouveaux risques, l’employeur doit vérifier si de nouvelles formations sont nécessaires. Le passeport de prévention peut aider à identifier les formations déjà suivies, mais il ne dispense pas l’entreprise d’analyser les risques propres au poste. L’employeur doit donc continuer à évaluer les besoins de formation au regard des missions réellement confiées au salarié.
Un avocat peut accompagner l’entreprise dans l’identification de ses obligations en matière de santé et sécurité au travail. Il peut aider à analyser les risques liés aux postes, à vérifier la traçabilité des formations, à sécuriser les procédures internes et à anticiper les difficultés liées au passeport de prévention. Cette approche est particulièrement utile pour les entreprises qui souhaitent renforcer leur politique de prévention ou qui ont déjà connu un accident du travail, une maladie professionnelle ou une contestation liée aux conditions de travail.
En cas d’accident, de contrôle ou de contentieux, les formations dispensées aux salariés peuvent devenir des éléments importants dans l’analyse du dossier. L’accompagnement juridique permet de vérifier que l’entreprise dispose des bons justificatifs et qu’elle est en mesure de démontrer les actions mises en place. Le passeport de prévention doit donc être envisagé comme un outil complémentaire de sécurisation, au service d’une politique de prévention plus large.
Le passeport de prévention se déploie progressivement en 2026. Il permet de centraliser les formations en santé et sécurité au travail suivies par les travailleurs et d’améliorer la traçabilité des compétences acquises. Pour l’employeur, l’enjeu est d’identifier les formations concernées, de déclarer les formations internes éligibles, de vérifier les informations disponibles et de préparer l’ouverture de l’espace travailleurs. Ce dispositif ne remplace pas l’ensemble des obligations de prévention de l’entreprise, mais il peut contribuer à mieux documenter les actions réalisées.
Vous êtes employeur et souhaitez sécuriser vos obligations en matière de santé et sécurité au travail ? Le cabinet Villié Avocat vous accompagne pour anticiper les risques, organiser vos démarches de prévention et prévenir les contentieux.
de Paris, depuis 2014.
J’accompagne tant des employeurs
que des salariés en droit du travail.
le conseil de prud'hommes,
le Pôle social du tribunal judiciaire
ou le tribunal correctionnel.
Pouvant plaider devant les conseils de
prud'hommes de Paris et de province.